Plus tôt cette année, vingt organisations en santé au Québec ont répondu à l’appel du collectif “La planète s’invite” et ont invité les citoyennes et citoyens à se joindre à la grande marche pour le climat du 27 avril.

Code Bleu
pour le climat

 

Le cri de coeur du milieu de la santé était sans équivoque. Face aux changements climatiques, un diachylon, une petite prise de sang, une visite sans suivi: ça ne suffit plus. C’est un véritable code bleu pour le climat qu’ils ont lancé. Comme celui crié à l’urgence quand un patient tombe en arrêt cardiaque.

Aujourd’hui, plus que jamais, la mobilisation du milieu de la santé doit être à la hauteur du défi que représentent les changements climatiques. Les politiques contre les changements climatiques sont des politiques de santé.

Les professionnel(le)s de la santé ont un rôle crucial, essentiel, nécessaire à jouer.

Le 27 septembre prochain,

ils seront de la partie.

Allez-vous unir votre voix à la leur?

Changements
climatiques
et santé

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les changements climatiques sont la plus grande menace à la santé du 21e siècle. Au Canada, la pollution atmosphérique est responsable annuellement de plus de 14 000 décès. Le Québec n’en est pas épargné :
20 000 personnes décéderont d’ici cinquante ans en raison des changements climatiques

Des impacts meurtriers

Le Québec fera face à des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses, affectant de façon inégale les populations urbaines, les personnes âgées et ceux et celles vivant déjà avec des maladies chroniques. Déjà à Montréal, en 2010, c’est 106 personnes qui en sont décédées.

 

Les changements climatiques modulent la santé de multiples autres façons: émergence de nouvelles zoonoses, augmentation des allergènes, exacerbation des problèmes cardiorespiratoires (comme les crises d’asthme et les infarctus du myocarde) ou de santé mentale, accroissement des mouvements migratoires et déplacements au sein des territoires (notamment en raison de l’augmentation du niveau des eaux), insécurité alimentaire, et plus.

 

Les conséquences seront encore plus dévastatrices et irréversibles si des politiques ambitieuses ne sont pas rapidement mises en place. Les hôpitaux et les cliniques sont déjà sous pression.

Ignorer le stress grandissant sur notre système de santé public et ses travailleurs/travailleuses que posent les changements climatiques n’est simplement pas une option viable.

Cinq
demandes
précises

En tant que professionnel(le)s de la santé, nous unissons notre voix pour demander plus d’ambition politique. Notre survie et celle de nos enfants en dépend.

Revendication
no 1

Se défaire de notre dépendance aux énergies fossiles d’ici 2050, en cessant tout projet d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures au Québec et en visant l’atteinte des cibles de réduction des gaz à effets de serre (50% d’ici 2030, la neutralité carbone en 2050).

Revendication
no 2

Intégrer les économies anticipées en santé dans les analyses de coûts de transition énergétique, car les bénéfices pour la santé excèdent de loin les coûts d’implantation de la transition.

Revendication
no 3

Investir massivement dans le transport en commun, actif et électrifié, pour aider à réduire le fardeau de la pollution sur nos poumons, notre coeur et notre tête.

Revendication
no 4

Accélérer le verdissement des villes et des établissements publics, incluant les hôpitaux et les centres de santé, parce que nous devons guider par l’exemple.

Revendication
no 5

Bonifier les enveloppes financières dédiées à la santé publique, afin de soutenir les activités de recherche, d’adaptation et de communication en
matière de lutte contre les changements climatiques.

Vous appuyez les demandes du collectif ?

X